En une fois ?

En une seule fois ?


D’un seul tenant ? Ou en plusieurs tronçons ?

Évidemment, l’idéal serait de pouvoir accomplir ce périple d’un seul tenant. Mais, de nos jours, il est difficile de pouvoir partir pour les personnes en activité plus de dix semaines d’affilées. Par défaut, l’alternative d’effectuer ce périple en plusieurs tronçons s’impose. Cependant, sachez que pour vivre pleinement l’expérience du chemin, il faut partir au moins trois semaines.


En une semaine (de 120 à 180 km)

Le tronçon parcouru s’apparente à un de ces circuits proposé par tant de voyagistes pour tant de destinations diverses et variées. Il ne permet pas « d’être dans le pèlerinage », de « lâcher prise », le travail n’est jamais loin des pensées…


En deux semaines (280 à 350 km)

Le rythme de la marche s’installe, le chemin permet de se « débrancher ». Le cheminant s’immerge peu à peu dans l’esprit du chemin.


En trois semaines (550 à 640 km)

Le corps s’est habitué à l’effort, la marche elle-même se fait oublier. Le cheminant se libère des contingences de la vie contemporaine, il goûte une nouvelle façon de vivre. Le retour à la vie normale est difficile. L’appel du chemin se fera sentir à nouveau.


En quatre semaines (750 à 850 km)

Les étapes s’allongent sans que le corps rechigne. Les kilomètres défilent. Saint-Jean-Pied-de-Port ou Santiago sont déjà là. En effet, dans ce laps de temps, il est possible de parcourir un des chemins français ou espagnol de bout en bout.

N’est-ce pas le meilleur compromis ?


Tour Saint-Jacques, Paris


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